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| DavidAmeye_ArnoBrignon_CédricFriggeri_JulienPebrel |
| Ceuta | |
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Après avoir voulu questionner les lieux de frontière et de connexion de nos propres villes, avec le projet « Transit », nous avons souhaité élargir notre horizon aux portes de l'Europe et, plus particulièrement, à l'une des villes-frontière où l'écart économique avec un autre continent est le plus grand. Nous avions entendu parler des bousculades meurtrières qui ont eu lieu à Ceuta et qui sont la rançon de son statut privilégié de port-franc et de point de contact entre l'espace de Schengen et le continent africain. Nous avons voulu savoir à quoi ressemblait cette ville espagnole de la côte marocaine. Comment était-elle façonnée par son activité de ville-marché ? Qui étaient ses habitants ? Pour la première fois ce fut l'occasion de travailler tous les quatre en même temps dans un même lieu. Occasion aussi de collaborer avec Yves Zurlo, spécialiste de la question des enclaves espagnoles au Maroc, afin d'éclairer notre démarche photographique par une approche documentée. Ce projet a donné lieu à une création graphique très personnelle en contre-point d'une approche académique. La perspective historique et critique de Yves Zurlo accompagne un travail qui laisse échapper notre stupeur dans une ville qui nous a semblé laide, où nous avons trouvé l'ennui. Serait-ce le lot des seuils de tous les Eldorados ? Déroutés par Ceuta, notre démarche nous a conduits aux frontières du reportage et a laissé nos questions sans réponse.
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| 6 jours à Rijsel | |
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Depuis 2001, chaque année Le Maison de la Photographie organise en partenariat avec le magazine Réponse Photo, le concours Bourse à la Création. Le lauréat se voit passer une commande pour réaliser un travail sur la ville de Lille En 2008, c'est le collectif « Du Grain à Moudre » qui remporte le prix du jury avec le projet Transit – Aux frontières de la ville. Au-delà des spécificité techniques et de leur personnalités bien trempées David Ameye, Arno Brignon, Cédric Friggeri et Julien Pebrel cultivent la même passion pour l'argentique mise au service « des gens » dans leurs environnement urbains. C'est pourquoi ils se regroupent en 2007 en insistant sur la dimension collective de leur productions. « Il s'agit bien du collectif au sens originel du terme et non d'une petite agence autogérée (…). Les projets sont décidés en commun, les expositions conçues en commun avec le souci de ne pas mettre en avant le travail individuel des photographes mais bien le résultat du dialogue des photographies et de la diversité des approches d'un même thème. » Venus en résidence en mars 2009 et décembre 2008 pour honorer leur commande, les jeunes photographes ont battu le pavé Lillois de Fives à Lille-Sud, captés les instants de vie quotidienne des habitants, immergés dans l'ambiance des quartiers. Bien loin des images de cartes postales, le résultat de ce projet baptisé « 6 jours à Rijsel » dessine ainsi en filigrane au travers de quatre regards sensibles, un portrait inédit de la capitale du Nord.
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| Transit | |
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Alors que la mobilité est devenue une des qualités exigées chez l'homme moderne, la notion de transit est changeante selon que l'on voyage pour tourisme, pour affaires ou par nécessité. Si le voyage n'implique pas d'échange officiel à valeur marchande le voyageur devient suspect. Le clandestin, le sans-papiers, l'individu en quête d'une vie meilleure aura eu beau parcourir des milliers de kilomètres - et payer ses passeurs au passage - les infrastructures mises en place par les villes ne sont pas pour lui. Autoroutes, gares et aéroports assurent le rayonnement économique et culturel de nos villes. Celui qui en a les moyens peut en profiter et rentrer dans la danse de la libre circulation. Urbanistes et architectes ont conçu pour lui un réseau performant et, si possible, agréable à regarder. Il n'a plus qu'à suivre les flèches et se laisser porter, l'individu de passage, en transit dans ces lieux. Il croisera la route de ses semblables venus d'ailleurs, mais point de rencontre possible pour l'instant, il ne fait que passer. Pourtant, que ce soit le long des périphériques ou autour des gares, ces espaces ne sont pas uniquement destinés au voyage. Là ou certains ne font qu'une escale, d'autres sont définitivement installés et doivent trouver leur place alors que tout semble prévu pour que ça circule. Parfois enclavés entre les lignes de fuite, ils devront s'ingénier à pallier les lacunes des infrastructures prévues pour leurs propres déplacements. Ainsi, les réseaux d'échange mis en place par nos villes dessinent aussi les contours de notre société. Celle-ci se construit l'image d'une mobilité favorisée alors qu'elle n'a pas réglé le problème des frontières économiques.
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| Au coin de la Rue | |
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Ce projet fondateur est né d'un constat : bien que nous vivions dans quatre villes diférentes nos photos rendaient compte d'approches similaires autour du thème de la place de l'homme dans la ville. Considérant que, dans leur forme, nos images dialoguaient entre elles, nous avons souhaité continuer à travailler ensemble sur le fond de la question. |
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